Âges sombres de l'île de Bretagne
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- Cet article liste les royaumes aux fins d'une ébauche de portail
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[modifier] Textes d'entrée
L'expression désigne la période où l'île de Bretagne fut laissée sans souverain central, à compter du départ des Romains. C'était l'époque du doute et de la perte progressive de l'unité des Celtes britanniques, celle des incursions des violentes tribus du nord, les Pictes et les Scots, que les murs romains d'Hadrien et d'Antonin ne retenaient plus ; enfin, celle de l'arrivée successive des Angles, Saxons sur les terres de l'Est (voir heptarchie), ainsi que des Vikings à York.
Dans le monde anglo-saxon, cette définition prévaut ainsi (Dark Age), et est à l'origine de deux lignes de légendes :
- la matière de Bretagne, d'origine celtique, fondée sur Historia Regum Britanniae, qui fait d'Arthur l'héritier de Vortigern et de Brutus, aïeul mythique des celtes britanniques ;
- la légende anglo-saxonne, basée sur Historia ecclesiastica gentis Anglorum de Bède le Vénérable.
< Bretagne (province romaine)#Fin de la Bretagne romaine
- 407 : Les troupes romaines repoussent des tentatives de débarquement des peuples germaniques qui viennent d'envahir la Gaule et proclament empereur leurs généraux Marcus, puis Gratien, puis Constantin III. Celui-ci transfère ses troupes en Gaule et laisse l’île sans défenseurs.
- après 407, la Bretagne dégarnie de troupes se défend comme elle peut contre les attaques des Saxons, des Angles, des Jutes, des Pictes et des Scots. Les forces romaines en Gaule sont impuissantes à lui apporter de l’aide.
- En 429, Saint Germain d’Auxerre va en Bretagne lutter contre le pélagianisme et aide les Bretons à lutter contre les envahisseurs.
Les sources sur cette période sont rares et parfois légendaires. La résistance des Bretons est attribuée à divers personnages : Ambrosius Aurelianus entre 460 et 480, qui conduit des réfugiés en Armorique, Vortigern, roi vers 425 ou vers 450. Dans les zones envahies disparaissent la romanisation et la première christianisation de l'île. De cette époque trouble naîtra la légende du roi Arthur.
[modifier] Migrations celtiques au haut Moyen Âge
À partir du milieu du Ve siècle, de nouveaux envahisseurs germaniques, les Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occassion que saint Patrick qui était breton fut capturé). Ils finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise), des populations celtes peu romanisées établirent de nombreux « royaumes celtiques » dans l'île, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
[modifier] Les Scots : des envahisseurs celtes
C'est également au haut Moyen Âge que des Celtes venus d'Irlande, les Scots s'établirent dans le nord-est de l'île de Bretagne. Ils donnèrent par la suite leur nom à la Calédonie qui devint l'Écosse. Cela explique, après le VIIe siècle, la présence dans l'île de groupes celtiques qui ne se comprenaient pas (Saint Colomban) : les uns parlant une langue brittonique, les autres parlant une langue gaélique.
[modifier] Invasions germaniques
- 577 :
- Bataille du Mont Badonicus entre les Bretons et les Saxons.
- Bataille de Dyrham qui coupe les Bretons du Devon et de Cornouailles de leurs compatriotes du Pays de Galles
[modifier] Article
[modifier] (abstract)
Quoique l'emploi du terme âges sombres soit récusé récemment pour décrire le devenir de l'île de Bretagne après l'ère romaine, sa description nécessite un article séparé.
Aussi, cet article prétend démêler les sources historiographiques des sources légendaires dans la période antérieure à l'unification des pouvoirs régionaux sous l'égide d'Alfred le Grand, première étape avant l'apparition d'un Royaume-Uni par les couronnes d'Angleterre et d'Écosse (XIIIe).
Précisément il traite de la transition entre la Bretagne telle qu'intégrée à l'Empire romain en 400 et la formation graduelle de l'Angleterre, sans faire abstraction des terres restées gaéliques pendant ce moment.
La chronologie étant graduellement perdue comme l'ère romaine sur ces terres, des légendes de résistance sont apparues dans les deux royaumes qualifiés de gallois : le futur pays de Galles et le royaume des Cornouailles.
Amorcée en 410 alors que la flotte romaine de la Manche est encore en opérations, l'invasion ou la colonisation des peuples venant de la péninsule du Jutland (Jutes, Angles, Saxons) devient irréversible après la Bataille du Mont Badonicus au tournant du siècle[1]. Cette arrivée mène à la compétition de l'heptarchie, qui est considérée comme accomplie en 590; l'île de Bretagne est alors en vase clos jusqu'à l'avènement de l'âge des Vikings, qui prolonge l'épisode du royaume viking d'York par une conquête danoise contrée lors de trente années du règne d'Alfred le Grand.
[modifier] Les potentats du Ve siècle
L'isolation du continent amène à un évolution locale en vase clos. Les premiers royaumes faisant suite à l'incursion des tribus pictes sur les terres des bretons insulaires après le départ des Romains, qui rencontrent des Anglo-saxons face à eux, sont extrêmement éphémères et nécessitent un recensement à part.
[modifier] Les pictes refluent dans le Vieux Nord
Arrivée des Scots de l'Hivernie.
Jusque 843.
[modifier] Hégémonie anglo-saxonne
- processus historique se déroulant sur trois siècles, pour le moins. Il s'agit plus d'une compétition interne aux nouveaux venus, une fois la défaite des Celtes autochtones consommée longtemps après la Bataille du Mont Badonicus, dont le récit repose sur des chroniques militantes. Un des premiers rois du Wessex marque la différence par son expérience dans les armées carolingiennes.
Cette période est toute aussi imprécise que celle des Celtes, puisque rapportée par la chronique ecclésiastique de Bède le Vénérable, qui prend parti pour ses rois saxons.
Le roi Offa se protège à son tour des Gallois en édifiant un mur : "Offa's Dyke", sur ses terres d'Essex. Cette fois, la séparation est en latitude.
[modifier] Les Celtes de l'île se rappellent des temps romains
- Les légendes celtiques de résistance (geste d'un général romain s'opposant aux agressions extérieures pour le compte des Bretons insulaires) ont ensuité été reprises et amplifiées à l'Irlande et à la Bretagne continentale au XIe siècle, alors que les Normands achevaient la conquête de l'Angleterre. Les Bretons se trouvant en terre d'Armorique, prenant conscience de leur identité alors qu'ils sont aux prises avec les Normands installés en Basse-Neustrie par les rois à Paris [3], se relient alors aux Gallois venus eux d'Irlande auparavant. La perte définitive de l'héritage celte était alors perceptible lors de ces temps tumultueux. Cette nostalgie doublée de revendications identitaires s'est développée dans la littérature galloise.
- La perception rétrospective d'un surgissement de la civilisation germanique dans la civilisation celtique, alors que lesdits Britto-romains n'avaient-eu que trois siècles depuis la conquête romaine de la province insulaire pour acquérir la culture latine, est également le facteur d'un repli par rejet sur la culture celtique, à un moment où le druidisme a quasiment disparu du continent.
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[modifier] Postérité
Mêlant légende et histoire à foison, la période est particulièrement rendue dans les jeux vidéos.
- Un exemple : Dark Age of Camelot ((en) en)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes
- ↑ rapportée par les Chroniques de Saint Gildas.
- ↑ L'indication ne concerne que l'aristocratie dominante car en réalité, les Anglo-Saxons devaient comporter nombre d'éléments frisons (attestés par Procope), jutes, francs et d'autres peuplades germaniques des côtes de la mer du Nord, mêlés à des populations celtiques bretonnes et romano-bretonnes dans le sud-est de l'île. Voir Anglo-Saxons.
- ↑ traité de St Clair sur Epte.
[modifier] Liens internes
- îles britanniques :
- Écosse au Moyen Âge : le toponyme apparaît depuis Scotia, lorsque disparaît celui d'Alba (arbitrairement après l'unification de 843).
- future Angleterre : se reporter à l’Histoire de l'Angleterre#Les Anglo-Saxons pour les périodes suivantes.
- Irlande : Chronologie de l'Irlande#La christianisation et le Haut Moyen Âge
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